Cela faisait longtemps que je voulais glisser quelques mots sur Big Bang Theory, un sitcom tout bonnement énorme qui nous présente les tribulations de deux chercheurs colocataire, à savoir Leonard Hofstadter (Johnny Galecki) et l'immense Sheldon Cooper (Jim Parsons). Ces deux personnages ont deux autres amis scientifiques, tout aussi geek qu'eux, Howard Wolowitz (Simon Helberg) et Rajesh Koothrappali (Kunal Nayyar). Alors que le dernier est incapable de produire un quelconque son en présence d'une femme, Howard dispose d'un excès de confiance désopilant concernant la drague et autres affaires de séduction. Comme un chien dans un jeu de quilles, la nouvelle voisine de Leonard et Sheldon débarque, avec son job dans un restau et son manque de connaissances scientifiques. Il s'agit de la surprenante Penny (Kaley Cuoco).
Ok, un sitcom, des rires enregistrés, ça peut faire peur. Mais cette série est vraiment tordante. Tout y passe : les nerds et leurs manies, l'obsession sexuelle de Wolowitz, l'autisme léger de Sheldon (dont les réparties sont à chaque fois d'une cruelle pertinence) et sa profonde sociopathie, et des clins d'oeil bien sentis à Facebook, MySpace, World of Warcraft, la Wii, bref, tout ce qui peut faire d'un geek un bon gros geek. Très différent d'IT Crowd, Big Bang Theory peut se targuer d'avoir trouvé un écho immédiat sur le net et de rassembler des personnages aussi incroyables qu'attachants. De très bons moments vous attendent si vous ne connaissez pas encore cette série, car passez le premier désagrément des rires enregistrés, on finit par les oublier tant on rit soi-même !
Cadeau de Nouiël : un petit florilège en deux parties !
Ce que j'aime pendant la période de fin d'année, c'est les belles histoires de Noël. Celle-ci n'échappe pas à la règle. Je vous la fais court : trois philosophes se font mettre en garde à vue, puis en examen, pour avoir posé des questions à des policiers qui accompagnaient un ressortissant africain sur un vol régulier. Ces trois philosophes se rendaient à un colloque de l'AUF sur le dialogue interculturel.
Ce que je trouve “amusant” (second degré, bien évidemment), c'est que je réponds moi-même régulièrement à des annonces ou appels d'offre de l'AUF et que le dialogue interculturel tombe pile-poil dans mon escarcelle de recherche. Alors ? Quand finirai-je dans une geôle pour avoir eu l'outrecuidance de m'enquérir ?
Je précise au passage que lorsqu'un pays commence à mettre ses intellectuels en taule simplement parce qu'ils ont posé une question, il y a du souci à se faire. Du gros souci. Mais j'imagine que cette affaire passera bien vite à la trappe et ne suscitera aucun émoi.